0 GENERALITES
L'individu est un sujet majeur de l'activité intellectuelle. Chacun s'intéresse volontiers à son moi . Ceci fait déjà six milliards de thèmes de réflexion. Beaucoup plus si on considère la complication statique des gens inertes ou décédés. Et encore davantage si on considère la complexité aléatoire des gens vivants, instables et incertains (grandes coquettes, politiciens...)
C'est aussi un acteur de la vie des idees, à la fois producteur, diffuseur et consommateur d'idees
Avec la montée des Droits de l'Homme, l'individu est devenu un fondement légitime des idees
Si les méthodes pour comprendre l'individu sont innombrables, elles n'ont pas vraimentdonné la satisfaction absolue |
TABLE BIBLIOGRAPHIES
< Individu>
Bibliographie de l'individu
TABLE DES ACTEURSAmis et alliésLe méchant
Acteurs et risque politique
Individus et risque politique
Identité, identités. L'individu, le groupe, la société
Le Moi. Gaëtane Chapelle, 384 p., 2004, 23 €
Identité(s). Catherine Halpern et Jean-Claude Ruano-Borbalan, 408 p., 2004, 23 €
L'homme, cet étrange animal... Aux origines du langage, de la culture et de la pensée. 408 p., février 2004, 23 € |
1 CHRONIQUES
HISTOIRE
Les fondements traditionnels des idees:
une brève histoire des fondements philosophiques
L'évolution des idees
A quoi sert l'individu?
Question insolente, bien sûr et pourtant....« 75% des accidents ont des causes humaines mais 75% des humains ont des causes accidentelles ». Ce qui relativise bien des choses quant au nombril du monde, c'est à dire moi...
La notion d'individu remonte aux origines mêmes de la pensée philosophique:
Aristote: "Nous appelons individu ce qui est un numériquement et universel , ce qui est affirmé de tous les individus »
L'individu particulier est un objet éphémère. Son espérance de vie est biologiquement limitée et fragilisée par les risques naturels (épidémies, catastrophes) et humains (conflits, dominations...). Le temps disponible pour exercer son autonomie individuelle est également restreint par son faible rayon d'action (il a besoin de nombreuses prothèses techniques...), la pénibilitédu travail et les obstacles opposés par les autres individus...
Un individu n'est pas n'importe quel humain mais quelqu'un de bien déterminé, dans l'espace et dans le temps.Vous, moi, Picasso, De Gaulle ou le Pape sont d'abord le produit d'une combinaison unique parmi des milliers de gênes. Ils le sont aussi d'une laborieuse construction au cours d'une existence passée dans un contexte historique et géographique donné. A quoi peut servir cet incontestable produit de l'homme et du hasard?
A quoi sert donc le (faible) surplus d'energie disponible: faire l'amour (pour se reproduire) , faire la guerre (pour vaincre et ...tuer). Les grands objectifs de l'individu ont fortement évolué au cours des temps.
I-DEPUIS LA PREHISTOIRE, L'INDIVIDU A D'ABORD SERVI SES PROCHES
Parallèlement aux autres engagements, plus ou moins volontaires, c'est une réponse modeste, sagement inscrite dans la nuit des temps et dans l'étendue des nations et, en principe, toujours valable....
La communauté proche doit survivre et se reproduire. Tâche à laquelle l'individu consacre l'essentiel de son temps et de son énergie. Il y trouve d'ailleurs un certain plaisir, pas seulement dans la reproduction de l'espèce , mais aussi dans la vie quotidienne : nourriture, abri, vêtement etc...Cette vie quotidienne absorbe encore aujourd'hui la vaste majorité des individus, avec les menues variantes, bonnes ou mauvaises, que chacun de nous peut y instaurer dans cet exercice universel.
Ceci est déjà un problème philosophique: assurer la diversité dans les nécessités de la vie quotidienne. Et cela s'exerce essentiellement dans un territoire restreint et familier.
la famille, élargie à la tribu:depuis le neolithique (et sans doute avant; il faudrait interroger Lucy...)
la cité méditerranéenne ou le hameau amazonien
la patrie, celle qui colle à la semelle des souliers et qui mérite qu'on la défende ...
II -L'INDIVIDU A TRES LONGTEMPS SERVI DIEU
- 1°) D'abord, les dieux: animismes des sociétés primitives, polytheismes de l'Antiquité,
- 2°) Puis un Dieu: lorsque des individus (?) exceptionnels, Moïse, Jesus, Mahomet ont inventé un Dieu unique
- 3°) Puis son Dieu contre les autres dieux
- les monotheismes contre les polytheismes: chretiens contre Romains, contre les dieux de l'Amérique latine, evangélisation de l'Afrique etc...
- les religions du livre entre elles (islam, judaisme, chretienté...)
- les christianismes entre eux: hérésie arienne, schisme orthodoxe, guerres de religions protestants-catholiques, jesuites contre jansenistes etc...
- 4°) L'individu s 'est progressivement éloigné de la religion: la pensée des lumières, la raison, le scepticisme « scientifique », la neutralité religieuse jalonnent les étapes de cette libération.
III-L'INDIVIDU A SERVI L'ETAT PENDANT QUELQUES SIECLES
- Les grandes civilsations impériales de l'Antiquité: Egypte, Mesopotamie, Grèce, Rome
- La Nation:ensemble des individus de même culture (Renan) ou de même ethnie (Herder)
- Le régime politique: fondé sur le pouvoir du peuple et, en principe son accord: la Republique du Contrat social (1793) puis la Démocratie (1939-45)
- L'individu s 'est progressivement éloigné de l'Etat: pensée anarchiste, marxisme, dissidences, naissance de la « société civile », liberté d'entreprise, le contrat contre la Loi, groupes d'intérêts etc...
IV- l'INDIVIDU MODERNE SERT L'INDIVIDU
« Je suis né dans la confession hebraïque, mais je me suis converti au narcissisme » Woody Allen
a) l'individu s'est donc libéré de ses « maîtres »: en s'inspirant directement ou non de Nietzsche ou Sartre .
b) L'individu se sert lui-même (le moioïsme....)
- s'enrichir, consommer, jouir sans freins sociaux, moraux, économiques...surconsommation , prestige, loisir de masse, divertissement
- aller jusqu'au bout de soi-même , mais exiger qu'on vienne l'y rechercher en cas de difficultés . Et tout cela, aux frais de la collectivité
- l'evasion de l'effort par la rêverie, la drogue, la musique, le voyage, la dépendance aux écrans....Société de consommation=société de consolation
c) l'individu se fait servir par autrui:
Depuis 1968, on ne veut plus "Metro, boulot, dodo" mais on attend le service d'autrui, c'est à dire d'autres individus présents, proches ou éloignés et futurs
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la réclamation, considérée comme une forme moderne du civisme
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la famille, notamment la mère (les « adulescents » et les « bobos »en progression)
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la solidarité nationale: état-providence ou charité
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le travail des prolétaires
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le travail des étrangers?immigrés, pays exploités
- l'endettement sur le dos des générations futures
CONCLUSION ?
L'individu occidental trouvera-t-il longtemps d'autres individus assez complaisants pour lui servir d'esclaves?
Et quelle sera la réaction des peuples du Sud (ou de l'Orient) qui sont en train d'assurer le prochain doublement de la population mondiale?
« Le vieux faune rit au centre des boulingrins, présageant une suite mauvaise à ces instants sereins » Paul Verlaine
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8 OPINIONS
Formation des opinions
La vie des idees
Psychologie
La vérité sur Internet
Opinions
Valeurs de l'individu
L'Ethique, fondement des idees?
Ethique du héros
Ethique du saint
Ethique du sage
Ideologies TABLE DES RELIGIONS
Marxisme
Franc Maçonnerie
Theories Savoirs sur Internet
CITATIONS
Qui se connaît, connaît aussi les autres, car chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition Montaigne |
ÂmePrincipe de la vie, principe de la pensée, telles sont, dans la tradition philosophique, les définitionsles plus courantes de l'âme. Pour les uns, Épicure et Nietzsche par exemple, ce principe est corporel, pour d'autres, parmi lesquels Platon et Descartes, il est spirituel. On situe l'âme spontanément à l'intérieur du corps, mais certains pensent qu'elle l'enveloppe.
Amour
Les troubles du moi. Dépression, phobies, anxiété
La force des passions
Les nouvelles frontières de la vie privée
Le Développement de la personneCarl Rogers, 1951-1961, trad. fr. 1968, rééd. Dunod, coll. « Psychologie sociale », 1998.
L'Individu incertain alain ehrenberg, 1995, rééd. Hachette, coll. « Pluriel », 1999.
L'Homme pluriel bernard lahire, 1998, rééd. Nathan, coll. « Essais & recherches », 2001.
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